Le Repaire des Sciences
Sciences Physiques et Chimiques

 

 

 

 

    

Les atomes ont plusieurs façons de se lier

 

 

C'est aux philosophes atomistes grecs de l'Antiquité, parmi lesquels Démocrite (env. 460 av. J.-C. - env. 370 av. J.-C. ) et Épicure (env. 341 av. J.-C. - env. 270 av. J.-C.) dont la doctrine a été propagée dans l'Empire romain par Lucrèce (env. 98 av. J.-C. - env. 55 av. J.-C.) que l'on doit l'expression "avoir des atomes crochus". Avant d'avoir pour signification une harmonie affective, l'expression «avoir des atomes crochus» a d'abord une origine physique : "Enfin, les corps que nous voyons durs et massifs, doivent leur cohésion à des atomes plus crochus, plus intimement liés et entrelacés en ramifications complexes. De ce genre sont, en première ligne, le diamant qui brave les coups, les blocs de pierre dure, le fer rigide, et l'airain qui crie aux gonds de nos portes."

 

La liaison de covalence : un PACS à deux électrons

L'hydrogène et les atomes dits "non-métaux" en sont de grands adeptes. Le principe : deux atomes mettent en commun deux électrons. Que chaque partenaire ait amené le sien, ou que les électrons viennent du même atome, peu importe ! Une fois dans la liaison, ils sont leur propriété commune. C'est par ce type d'union que les atomes forment des molécules : celle de l'eau, notée H2O, lie un atome d'oxygène à deux atomes d'hydrogène. Une molécule qui a ses propriétés : elle est bien plus désaltérante qu'une bouffée de dioxygène ou de dihydrogène !!

 

La liaison faible : un copinage entre molécules

Cette liaison entre les molécule qui, bien que globalement neutres, présentent des zones plus riches en électrons que d'autres. Prenez l'eau : son oxygène, ce gros gourmand, attire à lui les électrons qu'il est censé partager avec les deux hydrogènes. Pour compenser, les petits hydrogènes lésés se rapprochent de l'oxygène d'une molécule d'eau voisine. Ce lien permet aux substances faites de molécules d'exister à l'état liquide et à l'état solide.

 

La liaison métallique : un pour tous !

Les atomes de la catégorie métaux pratiquent la liaison collective. Comme ils ne sont pas trop attachés à leurs électrons externes, ils les cèdent à la communauté. Ainsi, un métal est un ensemble d'ions positifs qui baignent dans une mer collante d'électrons. Vu que ces électrons sont mobiles, les métaux sont bons conducteurs électriques. On peut aussi les aplatir comme des crêpes en leur tapant dessus. Les liens n'étant pas localisés, quand on cogne, on déplace les ions et la "mer" s'adapte sans faire de casse.

 

La liaison ionique : l'attirance qui naît de l'offrande

Elle unit les atomes de sels comme NaCl (chlorure de sodium), le sel de nos cuisines. Ses atomes sont nés pour s'entendre : le sodium (Na) ne demande qu'à se séparer d'un électron, et le chlore (Cl) ne cherche qu'à le récupérer. Résultat : le sodium avec un électron en moins devient un ion positif (Na+), tandis que le chlore qui en hérite devient ion négatif (Cl-). Des charges opposées : vous devinez la suite ! Attraction. Mais attention, un Na+ ne s'entiche pas d'un Cl- pour créer un petit couple Na+Cl- comme chez les molécules. Chez les ioniques, on est plutôt grande famille : toute une tripotée de Na+ et de Cl- se collent les uns aux autres, pour former un gros cristal de sel.